Gros œuvre

Le gros œuvre est la totalité des ouvrages de l'édifice qui concourent à la reprise des efforts subis en permanence par la construction et des efforts temporaires : tout ce qui concourt à la solidité, à la stabilité de l'édifice.



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Élément d'architecture - Construction

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Définitions :

  • Dans une construction, ce sont les éléments porteurs, les fondations, les ossatures participant à la solidité ainsi qu'à la stabilité de ... (source : avendrealouer)
  • Ensemble des murs, des couvrements, des planchers et du toit d'un édifice. Le second-œuvre est la totalité des travaux exécutés après... (source : europa.perso.cegetel)
  • Ensemble de la structure d'un immeuble qui assure «le clos et le couvert» : fondations, murs porteurs, toit et fenêtres. (source : lycee-pablo-picasso)

Le gros œuvre est la totalité des ouvrages de l'édifice qui concourent à la reprise des efforts subis en permanence par la construction (les charges reçues et le poids propre de l'édifice) et des efforts temporaires (vent, séismes, etc. )  : tout ce qui concourt à la solidité, à la stabilité de l'édifice (gros murs, poteaux, planchers, charpentes, etc. ).
(Une partie des auteurs de référence incluent la charpente de toiture dans le gros œuvre, les autres l'excluent).

Dans une construction, le gros œuvre se complète du second œuvre qui est constitué de l'ensemble des autres ouvrages qui s'appuient sur lui : isolation, cloisons, revêtements, cheminées, agencements, équipement, etc.

En droit français, déjà au XVIIe siècle, le constructeur est tenu de garantir les ouvrages de gros œuvre pendant dix ans. Le nu-propriétaire est tenu de les entretenir. Le gros œuvre auquel s'ajoute la couverture, les menuiseries extérieures, l'ensemble des ouvrages participant à l'étanchéité, apporte le clos et le couvert qui fait l'objet de droits. La distinction juridique entre gros ouvrage et menu ouvrage n'a plus cours.

Généralités

Le gros œuvre d'un ouvrage consiste en la construction de son ossature, initialement c'est l'ouvrage fait par la main d'œuvre qui bâtit. En termes modernes, la partie enterrée (hors ouvrages de fondation) est l'infrastructure, et la partie hors du sol est la superstructure.

Cette ossature se fait le plus fréquemment pour les petites superstructures en pierre, en bois, en terre cuite ou crue, en parpaing. Pour les structures plus importantes, elle se fait en béton armé qui peut être enterré et qui est un matériau particulièrement répandu en Europe. Une structure comportant de grandes portées pourra comporter des éléments de béton précontraint, on augmente ainsi la légèreté du bâtiment comparé au béton non précontraint en ayant la résistance et la solidité qui sont requises. Les superstructures importantes se font aussi en charpente métal ou bois lamellé-collé, deux structures plus légères que le béton, et qui sont aussi particulièrement utilisées.

La tenue au feu, qui est un des éléments de choix de structure, est dans l'ordre de sécurité croissante : le métal, le bois, le béton.

L'ossature des ouvrages est calculée pour effectuer la descente des charges reçue par l'ouvrage.

La mise en œuvre

Le gros œuvre commence dès la réception des fondations en terrassement profond, pieux, puits, cuvelage. Les fondations superficielles qui ne font pas appel à des techniques spécifiques sont construites par les équipes de gros œuvre.

Pour donner ses formes à un ouvrage de béton armé, les équipes de gros œuvre utilisent des coffrages dans lesquels ils mettent en place les armatures puis coulent le béton.

Des grues sont utilisées pour positionner les éléments des structures béton préfabriqué ou métalliques, déplacer les outils de coffrage, et pour approvisionner les zones du chantier en matériaux. Pour respecter une enveloppe économique, un chantier doit optimiser son planning, ses outils et ses dépenses de personnel.

Le second œuvre succède normalement à la confection du gros œuvre, cependant occasionnellementspécifiques, les éléments d'équipement doivent être mis en place pour des raisons techniques ou économiques en ayant un support apporté tandis que le gros œuvre n'est pas complètement achevé (boîte non toujours fermée).

Disposition du gros œuvre du bâtiment

La disposition d'un corps secondaire de construction comparé à l'ouvrage principal est désignée par les termes :

Types d'ouvrage

L'ossature des ouvrages se décompose le plus souvent :

Propriétés physiques

Le poids de l'édifice, l'usage qu'on en fait, les contraintes climatiques forment les charges que la structure doit transmettre. Le gros œuvre doit être rigide.

Il subit normalement :

Il peut subir des déformations qui sont des désordres de structure à reprendre :

La tenue du Gros œuvre dans le temps

Le gros œuvre peut subir ce qui est reconnu comme une usure par le temps selon sa nature de matériaux et de l'environnement dans lequel il est mis : par exemple les pierres de tuffeau et de grès soumises à l'atmosphère corrosive urbaine et au cycle du gel-dégel, le pisé soumis aux cycles sécheresse-humidité, le béton de mâchefer subissant la forte humidité, les structures métalliques en atmosphère humide saline de bord de mer.

Le gros œuvre ne apporte pas toujours un support qui est peut être reconnu comme intemporel. Le gros œuvre au cours des temps historiques peut être sur-employé, la structure faire l'objet d'ajouts successifs en hauteur et sur ses côtés avec les murs mitoyens qui sont utilisés, avec les appentis.

La forme donnée au gros œuvre avec ses matériaux apporte à l'édifice le volume et l'aspect initiaux. Le gros œuvre positionne par conséquent l'édifice dans le temps, a une signature architecturale, et par là, génère son fort intérêt culturel qui s'ajoute à son côté strictement fonctionnel. La décision d'en faire l'objet de rénovation ou de reconstruction totale ou partielle est par conséquent complexe, et dépasse dans la majorité des cas le simple cadre de la propriété et de l'usage individuel.

Quand le gros œuvre qui compose la structure souffre de défauts dus à la malfaçon constatée ou à la dégradation dans le temps, une reprise en sous œuvre est faite, elle reprend la structure et quelquefois ses fondations. Ce peut être une consolidation d'une zone, (emploi de résines pour du béton dégradé, réfection de charpente métal, par exemple). Ce peut être la démolition partielle de la structure et sa reconstitution s'il s'agissait d'un défaut de mise en œuvre. Ce peut être une mise en une forme plus adaptée de la structure s'il s'agissait d'un défaut de structure qui avait été calculée par le bureau d'étude ou l'architecte. Ce peut être un renfort des fondations par un re-dimensionnement de celles-ci ou l'utilisation d'éléments supplémentaires de fondation profonde s'il s'agit d'une déformation due à des tassements différentiels du terrain. Certaines de ces reprises utilisent des éléments à géométrie variable (dispositifs type vérins de mise à niveau).

Voir aussi

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