Fenêtre

En architecture et construction, une fenêtre est une baie, une ouverture dans un mur ou un pan incliné de toiture, avec ou sans vitres.



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Élément d'architecture - Fenêtre - Façade

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Définitions :

  • Fenêtre, porte beaucoup, entièrement ouverte. (source : mediadico)
  • ouverture vitrée aménagée dans le mur d'une habitation pour laisser entrer l'air et la lumière. La fenêtre est aussi nommée croisée ou châssis dans le cas d'un fixe ou d'une ouverture à un vantail. (source : fenetrierveka)

En architecture et construction, une fenêtre est une baie, une ouverture dans un mur ou un pan incliné de toiture, avec ou sans vitres.

«Jeune femme dessinant une fleur» par Louise-Adéone Drölling Ca 1821.
Fenêtre d'église à Le Guerno, protégée par un fer forgé à pointes orientées vers le bas (Morbihan, France)
Fenêtre d'une église à Ås kyrka, en Norvège
Le cadre, les arcs, les moulures, un éventuel balcon, etc. contribuent à élargir la valeur décorative de la fenêtre
«Accès pompiers», matérialisé par une signalétique spécialisée

Fonctions

Une fenêtre assure plusieurs fonctions pour le local concerné : l'éclairage, la vue intérieur-extérieur ou vers l'extérieur seul, l'aération, auxquels s'ajoutent quelquefois la communication verbale et la sécurité des évacuations. Tout ceci est fait en respectant la séparation des lieux par leur isolation thermique et phonique selon le besoin. La fenêtre a servi jadis à faire entrer et sortir en façade sur rue des marchandises dans des magasins localisés en étage. Elle a servi à évacuer des ordures ménagères, autant à la ville qu'à la campagne et cet usage a disparu avec son interdiction dans les règlements royaux puis municipaux. Aujourd'hui aux fonctions de la fenêtre s'est ajoutée une fonction obligatoire de sécurité incendie qui concerne en haut des escaliers les dômes prévus pour l'évacuation des fumées d'incendie et une fonction incitative donnée par le retour financier de la fiscalité pour la maîtrise de la chaleur entrant dans le bâtiment par l'ensoleillement.

La fenêtre de plain-pied sur la rue est devenue une vitrine pour l'étal du commerce. Selon les marchandises vendues c'est devenu ensuite un étal non accessible depuis la rue.

Quand la baie est un accès à la lumière dans un local sans vue autorisée sur l'extérieur, la baie est un jour-de-souffrance qui fait partie des servitudes intégrées dans les règlements d'immeubles.

La fenêtre a eu une importance sociale et politique : Défenestration, Impôt sur les portes et fenêtres, importance qui est aussi relatée dans la littérature et la peinture.

La naissance des fenêtres dans l'architecture correspond à la conception de la visibilité et de la protection comparé à l'extérieur à partir du XIIe siècle dans les bâtisses. Les ouvertures sont plus grandes que celles de la pratique antérieure qui faisait des toutes petites embrasures rectangulaires ou rondes-ovales. Certaines petites proportions sont restées : dans les lucarnes pour les rectangulaires, dans les lunettes et oculi pour les rondes. La totalité des portes-fenêtres installées sur des terrasses à l'intérieur ou hors des bâtiments, le niveau de jardin, est une composante majeure de la notion du dedans pour un espace clos, (une salle), et du dehors pour un espace à ciel ouvert, ces deux éléments qui peuvent se joindre et nécessitent alors de faire disparaître momentanément le mur.

Un élément de construction

Une fenêtre peut être fixe ou bien s'ouvrir et comporte alors un ouvrant.

La partie scellée au mur de manière étanche est le fixe, le bâti, le dormant. La partie mobile est l'ouvrant qui refermé doit assurer en façade l'étanchéité aux intempéries et au bruit. La partie mobile est soit le vantail ou battant qui s'ouvre en formant un angle avec le mur vertical, soit le châssis intermédiaire glissant latéralement dans le plan du mur vertical, soit le dôme qui s'ouvre en toiture en dormant un angle.

La forme de la baie peut être une traduction symbolique à valeur principale culturelle constituant sa fonction essentielle quelquefois. Les fenêtres hautes d'église chrétiennes signifient l'élévation, le sublime et les rosaces le rayonnement de Dieu.

Les chambranles de fenêtre font partie de la structure de l'édifice, constitués dans le matériau de structure de l'édifice : il s'agit de bois (majorité des cas jusqu'au XIXe siècle compris), de pierre maçonnée, de brique (généralisée à partir du XIXe siècle) qui quelquefois donnent des arcs (plein-cintre, brisés), puis il s'agit de béton (au milieu du XXe siècle), avec lequel le chambranle est un vide obtenu simplement par une réservation mise dans le coffrage. Le béton autorise l'ensemble des formes envisageables par sa plasticité, mais on reste cependant le plus fréquemment sur la forme rectangulaire de base pour la fenêtre. Dans des immeubles à structure poteaux-dalles, les fenêtres peuvent ne plus avoir de chambranle à véritablement parler.

Historiquement le jumelage des baies a constitué les croisées à meneau, milieu, (XIVe siècle). Ces fenêtres avec une croix de pierre au centre du tableau de maçonnerie sont devenues ensuite les fenêtres à double-battant qui sont si répandues.

La partie maçonnée haute, le linteau est à l'origine une table de pierre ou de bois appuyée sur les pied-droits, cette partie haute fut renforcée en rigidité par l'invention du chaînage XVIIe siècle (partie métallique horizontale encastrée) qui se marque fréquemment par un bandeau en façade, ce chaînage qui autorisa des embrasures larges à moindre risque d'effondrement par dislocation de la structure.

La partie maçonnée basse sur laquelle s'appuyait la fenêtre formait à l'origine la banquette faite dans l'épaisseur du mur avec son dossier mince qui forme l'allège. Elle allégeait la construction faite en mur épais. En même temps pour la partie latérale, on allégeait les trumeaux par les alettes. À la naissance des murs minces en parpaings ou briques on simplifia l'ouverture maçonnée, le tableau, cette partie de la maçonnerie de l'épaisseur de mur visible hors de la baie.

Les fenêtres font partie avec les portes de ce qui forme l'huisserie positionnée sur les tableaux de maçonnerie dès le XIIIe siècle. La totalité de la fenêtre été à partir de là habituellement réalisée en menuiserie de bois pour son bâti, ses cadres fermant avec l'emboîtement de gueule-de-loup et leurs traverses, croisillons et parecloses tenant les carreaux. L'intérêt de cet "ouvrage léger" est qu'il peut suivre les déformations que subit le gros œuvre par ses contraintes dues au sol qui s'affaisse et déforme les baies. Le travail de fabrication et d'installation est depuis fait par la même corporation que celle qui fait les meubles même s'il s'agit d'une partie de l'immeuble, les menuisiers. Des profils en fer furent utilisés en substitution du bois (le chêne a eu une très grande importance dans le bâtiment et un grand prix) fin du XIXe siècle, puis le bois exotique prit une place importante.

Au Moyen Âge, dans les vitrages dormants les carreaux sont tenus dans une résille de plomb fixée au mur. Cela donne par exemple les éclairages des églises avec vitraux. Dans les vitrages ouvrants la résille est fixée à un châssis bois. Cela donne par exemple les croisées des grandes demeures.

Les vitres de la fenêtre ont été translucides avant d'être transparentes. Ce fut du parchemin, de la toile huilée, du mica avant de pouvoir être au XIVe siècle du verre ou du cristal. Le verre acrylique (-le verre des dômes d'éclairage zénithal dans les garages ou dans les montées d'escalier, le verre des bow-windows modernes) s'y est ajouté à partir du milieu du XXe siècle.

Les systèmes de fermeture des fenêtres sont le loquet, l'espagnolette à poignée (-avec une tringle tournante verticalement agrippant le bâti avec un crochet en haut et bas), la crémone à bouton (-avec une béquille métallique en bas et une en haut s'enfonçant dans des gâches), qui datent du XVIIe siècle. Cela forme la quincaillerie devenue décorative à laquelle s'ajoute les paumelles, fixations articulées en charnière des battants au bâti qui restent généralement assez sobres en comparaison de celles mises en place pour les portes renforcées de style ostensible respectant les traditions actuel.

Des grilles en avant-corps ont pu être disposées pour protéger les locaux, elles devinrent des garde-corps sur lesquels on pouvait s'accouder. La ferronnerie d'art qui avait pris son essor fut largement remplacée au XIXe siècle par de la fonte moulée reprenant les dessins classiques, la grille devint banale. Y succéda de simples barres métalliques encastrées, avec l'épuration des lignes architecturales au XXe siècle. L'utilisation de barreaux pour se protéger des intrusions avait disparu dans l'architecture des grands immeubles d'habitat de ville après la première guerre mondiale, même dans leurs étages bas. Ces équipements donnaient l'utilité de l'ouverture des battants vers l'intérieur (à la française) plutôt que vers l'extérieur (à l'anglaise) qui pour sa part économisait l'espace intérieur accessible. Ces dispositifs défensifs étaient devenus quelquefois un élément d'ornementation important en façade, et étaient quelquefois particulièrement agressifs (herses nommées étripe-chat au Canada). Cependant les fenêtres de rez-de-chaussée à barreaux sont revenues en ce début d'architecture du XXIe siècle.

Les volets intérieurs ou les contrevents à l'extérieur sont répandus au XVIIe siècle. Ils devinrent ensuite les persiennes extérieures ajourées. Les volets équipent la fenêtre pour assurer l'occultation totale de la baie, pour permettre à la fois l'obscurité et la résistance à l'effraction. On leur ajoute ensuite selon les besoins des stores extérieurs en toile qui protègent du soleil et peuvent prendre une forme de corbeille à arceaux, des stores vénitiens intérieurs à lames et des moucharabieh-jalousies qui protègent l'intimité et aussi du trop plein de lumière et de chaleur avec les baies localisées en hauteur. Des moustiquaires sont mises en place contre les insectes. Dans l'architecture moderne du XXe siècle apparaît le brise-soleil comme élément de façade marquant le style.

Selon le mode d'ouverture, on distingue aujourd'hui différents types de fenêtres : les fenêtres à frappe avec des vantaux battants, les fenêtres coulissantes sur châssis, les fenêtres de toit en pente, les lanternes de toit ou de terrasse fournissant un éclairage zénithal, les portes-fenêtres, les impostes de porte.

La fenêtre, mais aussi la porte, a un statut spécifique de fait dans l'histoire et généralement non voulu lors de la construction : être récupérable. Ainsi au cours des âges, les baies ont été déménagées d'un édifice à un autre avec quelquefois leur maçonnerie complète et pas simplement leurs huisseries. Soit par qu'il s'agissait de prises de guerre, de "re-répartition de richesse" comme lors de la Révolution Française, soit parce que leur haute valeur symbolique était prise en compte : haute valeur religieuse comme ces récupérations réciproques entre l'Islam et la Chrétienté après le Moyen Âge, haute valeur patrimoniale comme ces déménagements entre l'Europe et le Nouveau monde jusqu'au XXe siècle.

La tradition de la différenciation des fenêtres selon l'endroit de la construction (fenêtre à guillotine anglaise par exemple, fenêtre d'aération en hauteur de pièce) s'amoindrit aujourd'hui face aux impératifs fonctionnels : économie d'énergie, confort de mode d'ouverture, confort au bruit. Le dispositif de double fenêtre respectant les traditions dans les maisons de montagne au climat rigoureux couvre aux zones urbaines particulièrement bruyantes pour la réfection des constructions plus ou moins anciennes (fenêtres ajoutées à l'intérieur ou à l'extérieur sur le chambranle et balcons-loggia refermés) mais aussi quelquefois aux particulièrement modernes immeubles de bureaux.

On produit désormais de plus en plus de fenêtres en profilés acier, aluminium et en particulier PVC. Est apporté le bloc-fenêtre, châssis plus ouvrant et vitrage constituant l'huisserie complète. La rigidité notable de la totalité est donnée par les glaces en sandwiches (type Sécurit) ou les double vitrages tout autant que par les montants qui antérieurement devaient soutenir des carreaux fragiles. Les vitrages autonettoyants sont aujourd'hui étudiés par les fabricants pour compenser l'importance des charges de nettoyage induites après leur mise en place sur des façades particulièrement hautes ne comportant que des glaces transparentes et opaques.

Un élément du style architectural

La fenêtre permet l'organisation de l'espace avec sa hauteur liée avec la profondeur de la pièce pour le calcul de la répartition de la lumière et elle est décorative en formant l'apparat de la demeure.

La fenêtre a pu imposer une architecture où le mur est le moins présent envisageable, autant pour l'habitat que pour les espaces où on travaille, les vitrines du commerce ont imposé l'usage de colonnes en fonte de support et de linteaux monolithes en façade de rue à la fin du XIXe siècle pour les galeries marchandes. La fausse-fenêtre qui n'est qu'une formulation du mur plein (sans vitrage) a pris sa place dans architecture où la psychologie de l'individu percevant l'espace complètement fermé ou envisageablement ouvrable prend le pas sur la simple matérialité fonctionnelle[1]. Le mur translucide ou transparent, qui transmet la lumière sans avoir de fenêtre, élément qui peut s'ouvrir, est apparu au début du XXe siècle [2] et nie presque la conception de la baie même à fenêtre fixe dans le mur. Le mur se transforme enfin à la fin du XXe siècle pour des raisons d'économie d'énergie en un mur de verre possédant des ouies d'ouverture réglables positionné à faible distance devant un mur plein porteur accumulateur d'énergie solaire aux baies plus conventionnelles.

Les éléments constitutifs de la fenêtre, sa quincaillerie, composent la décoration intérieure, par leurs diverses matières.

Le vitrage a changé au cours des temps sa modularité : les multiples petits carreaux carrés portés par le châssis sont devenus la particulièrement grande glace unique autoporteuse. Dans une certaine culture respectant les traditions, les petits carreaux à bords taillés portés par croisillons sont restés signe d'élégance. Les dimensions qui dénotent dans une fenêtre cette élégance se sont stabilisées, tandis qu'à son origine il s'agissait de posséder des fenêtres de plus en plus grandes à carreaux de plus en plus grands, en conséquence de la mode élégante d'afficher sa modernité. Cette mode a été particulièrement coûteuse avant la révolution industrielle du XIXe siècle et par conséquent était différentive. Ces notes de style fait choisir fréquemment de remplacer pour des impératifs techniques ou pour des raisons de marketing les battants à vitrage simple des fenêtres restaurées ou neuves par des double vitrages à grandes glaces qui ont une forme de croisillons bien apparents en sandwich entre elles. L'esprit baie particulièrement grande s'est poursuivi dans certaines architectures modernes sans se montrer impérieux dans le concept de modernité, il est le signe de la distinction moderne portée par l'architecture actuelle autre qu'historicisante. L'apparence du verre est désormais variée, il peut même être sérigraphié avec des motifs ornementaux ou publicitaires pour les fenêtres à l'extérieur, et sert aussi fortement les fenêtres intérieures.

On a pu colorer la lumière d'ambiance intérieure par l'emploi de rideaux mais également de verre teinté (dans les habitations au XIXe siècle).

Le style de la façade doit énormément aux styles particulièrement variés des fenêtres, elles ne sont cependant pas formelles pour décoder le style car leurs transformations au cours du temps ont pu être particulièrement importantes pour respecter les normes de confort et la mode :
Arcs : roman, brisé gothique avec meneau flamboyant en pierre ajourée, en anse-de-panier art-nouveau, néo-gothique tri-lobé...
Frontons et consoles peuvent être néo-classiques ou porter des armoiries particulièrement récentes, celles par exemple de villes l'affichant sur leurs bâtiments, les communs, pour énormément pour la première fois au début du XXe siècle...
L'allège style 1920 porte quelquefois un bas relief...

La fenêtre moderne apparaît avec la croisée, l'emblème de l'architecture de la Renaissance où la religion domine en marquant toute forme d'art. Elle est conçue à partir des règles esthétiques du carré donnant le rectangle d'or. On rabat à la verticale les diagonales du carré pour former les grands cotés du rectangle constitués par les jambages en hauteur des quatre baies, on sépare en deux parties symétriques la fenêtre par le meneau vertical en pierre taillée symbolisant le pied de la croix latine chrétienne, la traverse de la croix en pierre divisant en hauteur la fenêtre est normalement située en reconstituant le carré du bas. Cette croisée a donné la baie de moindre portée constituée par une moitié verticale selon cette conception, un demi carré délimité par une "demi" traverse dans un demi rectangle d'or, généralement composant une ouverture dans des pièces de second ordre et affirmant toujours plus une verticalité en façade. Elle a aussi donné la croisée dont la croix latine est constituée en bois dans le second œuvre, la forme étant restée particulièrement généralisée jusqu'au milieu du XXe siècle et autorisant de deux à quatre battants par châssis suivant sa hauteur.

Le fenêtrage, la totalité architectural des fenêtres avec leur disposition, est un élément essentiel de l'esthétique de la façade constitué à partir de la Renaissance. La fenêtre est associée à l'importance entendue dans l'organisation du logis de la pièce éclairée. Les fenêtres ont une grande surface dans les pièces nobles. Dans le cas général des ouvertures secondaires, elles sont de moindre surface et rendues moins visibles [3] :
Certaines fenêtres éclairent avec un seul percement du mur deux pièces juxtaposées sur deux étages.
Certaines portes-fenêtres se multiplient sur la façade en disposition centrée associées aux balcons, ou donnent un rythme par leur répétition sur la façade dans le Classicisme avec l'ordonnancement du «tant plein que vide» qui veut dire que les volets extérieurs rabattus ouverts sont quasi jointifs et semblent former sur la façade des baies aux volets fermés.
L'obligation de se tenir à la symétrie oblige à une convention de style dans le classicisme qui considère qu'une fenêtre avec allège mise dans un renfoncement alligné de baie est équivalente aux portes-fenêtres.
Une fenêtre dont la baie "coupe" le cordon, la frise, marquant le niveau en façade est une fenêtre dite "pendante".
Certaines fenêtres en chien-assis ont autorisé l'aménagement de combles (à la Mansart).
Certaines fenêtres à claire-voie font respecter par principe les réserves concernant la vue envisageable tout en conservant l'éclairage dans des bâtiments comme les églises, les lycées, les palais de justice, les prisons.
Certaines fenêtres d'atelier en sous sol de bâtisse ont été cachées, transformées en soupiraux classiques, d'autres plus tard soustraient la vue constituant une distraction d'attention par les verrières hautes qui sont l'un des versants de toit de halls industriels à partir du XIXe siècle.
Certaines fenêtres ont pris un principe de forme horizontal et non plus vertical en passant du châssis double au châssis triple pour l'habitat au XXe siècle conçu par des architectes tenant compte des fonctions hygiéniques nouvellement montrées du soleil entrant dans les pièces[4].
Certaines fenêtres de l'architecture vernaculaire et de l'architecture hippie sont là par obligation économique ou volonté idéologique. Provenant de véhicules dont on a récupéré les fenêtres, elles profitent du design industriel qui a apporté une grande richesse de formes au XXe siècle.
Certaines fenêtres ne se distinguent pas du restant du remplissage en glaces opaques des murs rideaux de la façade des édifices modernes, conséquence du châssis vitré à nouveau fixe imposé par le conditionnement de l'air.

La fenêtre a aussi ajouté des fonctions nouvelles : Pour les grandes demeures on passe de l'orangerie à la serre au XVIIe siècle. Cela permet, hormis une activité de culture détachée du climat, d'obtenir des jardins intérieurs d'agrément. Puis on crée des vérandas confortables au XVIIIe siècle et des marquises transparentes aussi pour les petites demeures. Mais en même temps résiste l'usage dans les cases créoles et les villas californiennes de baies simples ouvertures pourvues de pare-soleil et de panneau moustiquaire.


Types de fenêtres

Normes

En Europe, les fenêtres sont testées dans des essais ÆV pour déterminer leur imperméabilité à l'air (A1 à A4), à l'eau (E1 à E9) et au vent (V1 à V5). Le cas le plus courant est sans-doute A2 E4 VA2. En France, la norme à respecter dépend de la zone géographique (littoral, continent, DOM), de la hauteur des menuiseries, et de l'environnement (ville, campagne, lac).

Liens externes

Bibliographie

  • Jean-Marie Pérouse de Montclos, Architecture, méthode et vocabulaire, Édition du patrimoine.

Notes

  1. Les fausses fenêtre sont présentes dans le foyer de l'Opéra Garnier prévu comme un lieu favori de rencontres galantes.
  2. Avec l'architecture des : Maison vitrine Fansworth 1930 Mies van der Rohe et Maison de Verre à mur de béton et blocs de verre 1931 de Chareau.
  3. Par exemple des ouies d'aération restent plutôt des fentes verticales dans l'esprit de la construction maçonnée ancienne et ne sont horizontales que si leur usage l'impose (voir le soupirail).
  4. Une grande partie des constructions d'habitation populaire qui aboutissent à la formulation des appartements actuels prend forme sous l'impulsion de philanthropes et de médecins (Mouvement hygiéniste).

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